Cette notion a été définie par Jacques Perriault :

Une invention technique met un certain temps à s’acclimater pour devenir une innovation, au sens de Bertrand Gille , c’est-à-dire à être socialement acceptée. Pendant cette période d’acclimatation, des protocoles anciens sont appliqués aux techniques nouvelles . Les premiers wagons avaient la forme des diligences .

Jacques Perriault, L’accès au savoir en ligne, Paris, 2002, p.52

Les exemples de cet effet diligence sont légion : dans le domaine du e-learning, des manuels scolaires sont débités en tranches pour être mis sur Internet. Dans le domaine des musées, on en trouve également des exemples. On peut mentionner notamment la visite virtuelle du musée, qui permet de naviguer dans les salles du musée à partir d’une photographie ou d’un plan. C’est d’ailleurs une fonctionnalité que l’on rencontre un peu moins de nos jours, mais qui semblaient un must lors de la création des premiers sites de musées. Ces applications sont souvent lourdes à utiliser en ligne, à cause du poids des fichiers graphiques à charger. Elles n’ont donc pas l’agrément de celles que l’on trouve sur des CD-Rom. De plus, c’est le signe que l’idée de musée est très liée à celle de son bâtiment et de ses salles d’expositions. Internet permet de déployer complètement une collection, sans contrainte de place. Mais lorsque le conservateur imagine son musée sur Internet, il a peut-être de la peine à se détacher de l’exposition réelle. Il serait d’ailleurs intéressant d’évaluer le temps passé par les visiteurs sur de telles applications.

Pour en savoir plus:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_diligence





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